
Un autre sujet chaud pendant mon absence a été l’adresse télévisée d’Ed Stelmach au peuple albertain.
Les attentes étaient tres élevés pour ce message pré-enregistré de 17 minutes. L’Alberta anticipe un déficit de 6.9 milliards, le prix du gaz naturel demeure tres bas, les réformes dans la santé sont tres impopulaires, les Tories chutent dans les sondages, et Ed lui-meme semble etre contesté dans son leadership. Sans mentionner l’émergence du Wildrose Alliance.
Donc en ce mercredi soir du 14 octobre, le gouvernement a acheté du temps d’antenne sur la plupart des réseaux de télévision majeurs. Comme a son habitude, Ed semblait coincé et tres plastique. Je pourrais vous donner une expression plus crue, mais je vais m’abstenir. La qualité du montage, la musique et les prises de vues etaient impeccables.
En résumé, le gouvernement offre aux albertains 4 grand axe:
1. Limitation des dépenses gouvernementales.
2. Utilisation du Sustainability Fund pour éponger le déficit.
3. Maintenir les dépenses en infrastructures.
4. Rendre le secteur énergetique intéressant.
Stelmach veut couper les dépenses de 430 millions cette année, et 2 milliards l’an prochain. Cependant, a l’exception du gel de salaires des employés de la fonction publique, son discours est tres vague, et les mesures précises se font encore attendre aujourd’hui.
Le 2ieme point est simple, mais marque un point tournant dans l’histoire de l’Alberta. La dette albertaine a été éliminée en 2003, et depuis cette date 25 milliards ont étés mis de cote pour les temps difficiles. Le Sustainability Fund s’éleve a 17 milliards, mais avec un trou de 6.9 milliards cette année, cela ne prendra pas longtemps avant que le coffre au trésor soit vide.
Le maintien des dépenses en infrastructures est un point louable, car attendre pour construire une route va seulement resulter en un cout plus élevé dans le futur. C’est d’ailleur la plus grande faiblesse du gouvernement Klein. Oui il a éliminé le déficit, mais les infrastructures en ont payé le prix, et la réparation ou le remplacement est beaucoup plus dispendieux aujourd’hui. La seule mesure proposé par Stelmach est l’émission de Savings Bonds, des obligations d’épargne du gouvernement albertain qui vont financer directement les nouvelles infrastructures.
Le dernier point, rendre le secteur énergetique intéressant est aussi intriguant que vague. Ca veux dire quoi? Il n’est plus intéressant aujourd’hui? Quelles actions vont etre prises? On navigue dans le brouillard.
Tous les critiques s’entendent pour dire que le discours est long en généralités et court en détails. Stelmach a manqué sont but d’énergiser son gouvernement et de rassurer la population face a l’avenir.
Le point le plus important selon moi est le suivant: “You cannot tax your way out of a recession” Dans la meme idée, Stelmach a bien fait de renforcer l’image de l’Alberta: la province canadienne qui a le taux d’impot le plus bas, et notre attitude Business Friendly.
Pendant ce temps au Québec, le gouvernement s’enfonce encore plus profondément dans le déficit et la dette accumulée. Les tarifs et la taxe de vente vont augmenter Big Time, et les dépenses gouvernementales ne seront pas coupées d’un seul sou. Je ne sais pas quand le fond sera atteint, mais lorsque cela surviendra, le reveil va etre extremement brutal.
By the Way, Blogueur Dan ce serait intéressant de mettre en ligne le compteur de la dette consolidée québécoise de l’institut Economique de Montréal.
écrit par Stephan S
\\ tags: Alberta, Déficit, Ed Stelmach, Québec