Apr 24

insomniaBen oui, ca arrive a tout le monde, assez rare dans mon cas m’enfin.

Accusez moi pas de Quebec bashing, mais le Quebec fonce dans le mur a grande vitesse. Ce n’est pas que les gens qui y habitent ne sois mauvais ou que les intentions sont mauvaises, seulement l’heritage latin fait que la gestion des affaires publiques est d’une dimention diametralement oppose au ROC (rest of Canada). Pendant qu’en Alberta on coupe dans les depenses (un peu trop timidement a mon gout) pour equilibrer le budget, au Quebec on augmente taxes et tarifs et on se targe de ne pas avoir augmente les impots. Les citoyens sont presses comme des citrons. Ce n’est pas du jus qui sort, mais de l’argent. Charest a meme mentionne que le quebecois moyen aura plus d’argent dans ses poches suite a ce budget… quel menteur.

La machine etatique du gouvernement est titanesque. S’il etait une compagnie le gouvernement du Quebec serait le plus gros employeur de l’amerique du Nord. A lui seul le ministere de la sante serait 8ieme ! Generalement l’etude des gouvernement mondiaux demontre que soit l’administration est centralisee et les services locaux, ce qui cree un enorme bureau administratif central, mais des hopitaux plus petits ou seul les soins sont administres. L’autre option c’est la decentralisation des services et de l’administration. Un bureau central minime, mais des hopitaux plus volumineux. Guess what… Le Quebec a invente sont propre systeme hybride. Une monstruosite bureaucatique centrale en plus de la decentralisation des soins et personnel administratifs. Les temoignages de medecins qui passent plus de la moitiee de leur journee a remplir des formulaires A-38 (comme dans la tour de Babel d’Asterix) sont nombreux et desolants. La volontee de bien faire est presente, mais l’elephantesque bureaucratie aidee du statut-quo syndical etouffe toute inovation.

Petit train va loin. Le Quebec continue d’engloutir des milliards dans la sante. La machine etatique a faim et a toujours besoin de plus de milliards pour epancher sa soif. Avec un plus gros budget, les syndicats veulent leur part du gateau, et on a besoin de plus de fons-fons pour gerer le budget. Remarquez le l’Alberta n’est pas non plus l’idole a suivre en matiere de sante. Ici aussi les listes d’attente sont frequentes, et les budgets en hausse, mais on est loin de la monstruosite bureaucratique du Quebec. A bien y penser, c’est le systeme medical au grand complet qui est a revoir. Vivement un systeme a deux vitesses !

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Apr 14

Ben oui, Ti-Jean Charest est dans l’eau chaude. Son ancien ministre de la justice Marc Bellemare mentionne qu’il a eu de la pression politique, appuyee par Charest lui-meme, pour nommer des juges au Quebec. Ces juges etaient supposement pistonnes par de gros donnateurs aux coffres du parti Liberal du Quebec.

Premierement, qui est etonne de cela? Les pequistes jouent les saintes nitouches, alors que tout le monde savent qu’ils ont fait la meme chose au pouvoir. Charest n’est pas plus coupable que Bouchard, Parizeau Bourassa ou tout autre ancien PM du Quebec.

Deuxiemement, meme si tout le monde le fait, jamais ca n’a sorti publiquement, d’ou la controverse actuelle. Meme si M. Bellemare baigne dans une odeur de doute, il n’en demeure pas moins qu’en tant qu’ancien ministre de la Justice et comme avocat de formation il a quand meme un certain standing. Je ne doute pas de l’intelligence de Bellemare, je suppose donc qu’il a pris ses precautions avant de lacher une telle bombe. Si jamais c’est prouve qu’il a menti, il peux dire adieu a sa carriere comme avocat. Il joue gros. Comme l’a dit Paul Arcand, c’est une lutte a finir entre Charest et Bellemare.

Troisiemement, Jean Gravel, animateur de l’emission Enquete (celui meme qui a sorti le fouillis de la construction), journaliste a Rad-Can tres repute, seconde Bellemare ayant parle un un pere d’un juge qui a pistonne son fils a la magistrature. Les arguments de Bellemare prennent du poids.

Quatriemement, au lieu de se retracter comme Charest l’a demande sous menace de poursuites, Bellemare a ete deposer son plaidoyer a la SQ et il persiste et signe.

Donc Charest a declare la tenue d’une enquete publique pour eclaircir la situation et a nomme l’ancien juge de la cour supreme Bastarache, un juge etoile qui a ete nomme initialement par le federal.

Celine Galipeau, loin d’etre une animatrice controversee, a mis Charest en boite en declarant que lorsqu’il le desire le gouvernement peux facilement enclancher une enquete publique lorsqu’il le desire.

La suite sera interessante a voir. Meme si j’aimerais dire que Charest devra demissionner, il y a fort a parier que les dechiqueteuses font du temps supplementaire pour eliminer les preuves, Charest ressortira de cela entoure de doute et de scepticisme, mais rien de nouveau avec tout ce qui se passe dans la construction.

On a les politiciens qu’on merite…

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Apr 13

Dave TaylorDave Taylor Depute Liberal de Calgary-Currie claque la porte des liberaux albertains.

Rapelons que Taylor a ete defait dans la derniere course au leadership des Liberaux au profit de David Swann qui dirige maintenant le PL.

Dans sa lettre de demission Taylor mentionne qu’il a perdu confiance en Swann, qu’il accuse de ne pas avoir de leadership, de parler de sujet que les albertains ne veulent pas entendre et de n’avoir aucune vision pour le parti.

Rien de bien nouveau si vous voulez mon avis. Les liberaux albertains etaient deja un parti vide, fauche, et sans deputes valable a l’exception de… Dave Taylor.

Les Grits ont toujours etes bon deuxieme derriere les Tories, sans aucune chance de diriger l’Alberta ils sont la par default car notre systeme parlementaire exige une opposition. Avec la montee du Wildrose Alliance comme premier dans les intentions de vote, les Grits sont passes en 3ieme position, loin dans l’esprit des voteurs.

On assiste a la mort d’un parti politique, au meme temps que la fin d’une dynastie en Alberta. Le Wildrose prendra le pouvoir les les Tories deviendront l’opposition. Cela ne laisse aucune place aux liberaux qui vont mourir de leur belle mort.

RIP liberaux albertains.

écrit par Stephan S \\ tags: , ,

Apr 01

ClaudePicheJe l’ai deja lu, mais dans le contexte du depot du budget 2010 au Quebec, voici un texte de l’excellent Claude Piche qui publie ses textes dans La Presse:

Chers lecteurs, je vous laisse apprécier par vous-mêmes, en gardant à l’esprit que le dixième homme, le plus riche, dans cette histoire, représente les Québécois qui gagnent 50 000$ ou plus.

Petit cours de fiscalité…

Supposons que tous les jours, 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l’addition se monte à 50$ (normalement, 5$ chacun). S’ils payaient la note de la façon que l’on paie les impôts, selon les revenus de chacun, on aurait l’exemple suivant:

L es quatre premiers, les plus pauvres, ne paieraient rien, zéro cent.

Le cinquième paierait 50 cents.

Le sixième paierait 1,50$.

Le septième paierait 3,50$.

Le huitième paierait 6$.

Le neuvième paierait 9$.

Le dernier, le plus riche, devrait payer 29,50$ à lui tout seul.

On arrive donc bien à 50$.

Ils décidèrent de procéder comme décrit. Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu’au jour où le tenancier du bar les plaça devant un dilemme: «Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j’ai décidé de vous faire une remise de 10$. Vous ne paierez donc vos dix bières que 40$.»

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, les clients payants, allaient-ils diviser les 10$ de remise de façon équitable? Ils réalisèrent que 10$ divisés par 6 faisaient 1,66$.

Mais s’ils soustrayaient cette somme de leur partage, alors le cinquième et le sixième homme allaient être payés pour boire leur bière (1,16$ et 16 cents). Le tenancier suggéra qu’il serait plus judicieux de réduire l’addition de chacun selon le même barème et fit donc les calculs. Alors?

Le cinquième homme, comme les quatre premiers, ne paya plus rien, Un pauvre de plus.

Le sixième paya 1$ au lieu de 1,50$ (33% de réduction).

Le septième paya 2,50$ au lieu de 3,50$ (28% de réduction).

Le huitième paya 4,50$ au lieu de 6$ (25% de réduction).

Le neuvième paya 7,50$ au lieu de 9$ (17% de réduction).

Le dixième paya 24,50$ au lieu de 29,50$ (16% de réduction).

On arrive bien à un total de 40$.

Chacun des six clients payants paya moins qu’avant, et les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie.

«J’ai seulement eu 50 cents sur les 10$ de remise», dit le sixième et il ajouta, montrant du doigt le dixième: «Lui, il a eu 5$!!!»

«C’est vrai», s’exclama le septième. «Pourquoi il aurait eu 5$ de rabais alors que moi je n’ai eu que 1$? Le plus riche a eu la plus grosse réduction!»

«Attendez une minute, cria le premier homme. Nous quatre n’avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres».

Les neuf hommes cernèrent le dixième et l’insultèrent.

Le jour suivant, le dixième homme ne vint pas. Les neuf autres s’assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer, ils découvrirent quelque chose d’important: ils n’avaient pas assez d’argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l’addition.

Et cela est le reflet de notre système d’imposition. Les gens qui paient le plus d’impôts tirent le plus de bénéfice d’une réduction de taxe et, c’est vrai, ils resteront plus riches. Mais si vous les taxez encore plus fort et les condamnez à cause de leur richesse, ils risquent de ne plus se montrer.

Pour ceux qui ont compris, aucune explication n’est nécessaire.

Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication n’est possible.

Claude Picher
La Presse

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