Comme je n’ai pas de temps libre, je vais simplement poster un texte de David Descoteaux de l’IEDM, Vous pouvez aussi le lire ICI
 
La petite poule rousse
www.journalmetro.com, p. Web / David Descôteaux, 15 octobre 2009
Je voulais vous parler d’impôts et de fiscalité. Mais c’est ennuyeux à mourir. Je vais plutôt vous parler de cochons, de vaches, et d’une petite poule rousse.
Le gouvernement est dans le rouge. Pour renflouer ses coffres, certains, dont plusieurs députés du Bloc québécois, suggèrent d’imposer davantage les riches. Je suis d’accord avec l’idée que les mieux nantis redistribuent une part de leur richesse aux citoyens moins choyés par la vie. Mais abuser de cette politique peut nuire à notre économie – et aux moins nantis que l’on souhaite aider.
Pour illustrer cette réalité, je me suis inspiré d’un conte écrit en 1976 par l’ancien président américain Ronald Reagan, et toujours d’actualité:
LA PETITE POULE ROUSSE DES TEMPS MODERNES
Il était une fois une petite poule rousse qui gratta le sol près de la grange, jusqu’à ce qu’elle trouve quelques grains de blé. Elle appela ses voisins, et leur dit: «Si nous plantons ces grains, nous aurons du pain à manger. Qui m’aidera à les planter?»
«Pas moi», dit la vache.
«Pas moi», dit le canard.
«Pas moi», dit le cochon.
«Pas moi», dit l’oie.
«Alors, je le ferai», dit la petite poule rousse. Et elle le fit. Le blé poussa et mûrit, jusqu’à devenir bien doré. «Qui m’aidera pour la récolte?», demanda la petite poule rousse.
«Pas moi», dit le canard.
«Cela ne correspond pas à ma formation», dit le cochon.
«Je perdrais mes années d’ancienneté», dit la vache.
«Je perdrais mes allocations de chômage», dit l’oie.
«Alors, je le ferai», dit la petite poule rousse. Et elle le fit. Enfin vint le moment de faire le pain. «Qui m’aidera à faire le pain?», demanda la petite poule rousse.
«Cela m’obligerait à faire des heures supplémentaires», dit la vache.
«Je perdrais mes avantages sociaux», dit le canard.
«Mon syndicat me l’interdit», dit le cochon.
«Si je suis la seule à participer, ce ne serait pas socialement juste», dit l’oie.
«Alors, je le ferai», dit la petite poule rousse. Elle fit cinq miches de pain, et les montra à ses voisins. Tous en voulaient, et demandaient leur part. Mais la petite poule rousse leur dit: «Non, je peux les manger toute seule.»
«Profiteuse», cria la vache.
«Sale capitaliste», hurla le canard.
«Je demande le respect de mes droits», ajouta l’oie.
Et le porc se mit à grogner…
Ils peignirent le mot «Injustice» sur des banderoles, et manifestèrent contre la petite poule rousse, lui criant au passage des obscénités. Quand un agent du gouvernement vint, il dit à la petite poule rousse:
«Tu ne dois pas être aussi cupide.»
«Mais j’ai gagné ce pain», dit la petite poule rousse.
«Exactement, dit le fonctionnaire. C’est ce qu’il y a de merveilleux avec le système de libre entreprise. Tout le monde à la ferme peut travailler, et gagner autant qu’il le veut. Mais selon les règles de gouvernements modernes, les plus productifs doivent partager leur production avec les paresseux.»
Et ils vécurent tous heureux ensuite, y compris la petite poule rousse, qui dut dire poliment au fonctionnaire: «Je suis reconnaissante, je suis reconnaissante.»
Mais ses voisins, encore à ce jour, se demandent pourquoi elle ne fit plus jamais de pain.
*****
Pour chaque dollar qu’un Québécois «riche» gagne au-delà des premiers 82 000$, l’État lui en confisque la moitié en impôts. Si on augmente encore plus ces impôts, croyez-vous qu’on le motive à rester au bureau pour bûcher une heure de plus? À se casser la tête huit ans à l’université pour devenir médecin ou ingénieur? Sûrement pas. Résultat: On crée moins de richesse en tant que société, richesse qu’on pourrait distribuer aux plus pauvres.
Pour finir, un petit rappel: au Québec, environ 169 000 contribuables – à peine 3% du total – déclarent un revenu de 100 000$ et plus. À eux seuls, ils payent autant en impôts que les 80% qui gagnent moins de 50 000$ par année.
On n’aime pas tous les poules rousses. Mais on a tous besoin de leur production. Gardons cela en tête avant d’implanter des solutions démagogiques, mais ruineuses.
David Descôteaux est économiste à l’Institut économique de Montréal.
 
Les Poules demenagent an Alberta.
POC POC POOOOOCCCC
octobre 23rd, 2009 at 20:49
Ahahah toujours aussi plaisant a lire Steph….
J’ai quelque chose contre la parabole des poules…. la rousse fait
un travail pendant que les autres font RIEN et plus tard ils réclament tous
le motton…..
C’est plus une parabole comparant les travailleurs avec les assistés sociaux…. puisque en vérité les travailleurs qui gagnent moins de 50 000$ travaillent autant sinon PLUS que les riches qui font des énormes salaires….
Bien des riches se pognent le cul et n’ont qu’a regarder de haut leur buisness leur remplir les poches….
Toutefois j’ai toujours été d’accord que taxer trop les riches est très néfaste, c’est juste que j’aime pas entendre dire qu’ils travaillent plus fort que nous tous, c’est plutot le contraire!!
Ils sont dans les clubs de golf en semaine, ils se payent une bonne pour faire le menage…. souvent leur femme ne fou rien, ils vont dans les spa en semaine, se font masser chaque semaine, en faite ils menent une tres BONNE VIE!!! pendant que nous travaillons de manière acharnée, allons faire nos courses et faisons notre propre menage et nos lessives et notre vaisselle pour avoir un peu de temp libre la fin de semaine….
Je suis toutefois au courant que ce n’est pas le cas de tous les riches, ahah, ceux en bas de 150 000 par exemple doivent probablement travailler plus en ayant un métier et des responsabilités plus que des hommes d’affaires….
octobre 24th, 2009 at 14:50
J’ai un gros bémol sur votre réponse Eric.
Qu’y a-t-il de mal pour un riche de profiter de SA richesse ? Le spa, la femme de ménage, etc….
Il ne faut pas oublier que la plupart des gens qui sont devenus riches ont dû prendre et assumer beaucoup de risques pour devenir ce qu’ils sont. Alors, ils méritent surement ce genre de récompense par la suite.
Je fais partie de la classe moyenne aisée. Nous gagnons 90000 $ par année à deux. Je peux vous assurer que nous ne faisons pas de dépenses folles. Après l’hypothèque, la voiture, les assurances, hydro, bell, l’école privée (oui oui pour nous c’est une priorité), les vêtements, la bouffe et j’en passe, il nous en reste à peine pour s’offrir des vacances en été. Donc, je ne suis pas une riche qui va au spa et qui se paie la femme de ménage. Mais si j’en avais les moyens….PARCE QUE J’AI PRIS DES RISQUES et que j’ai travaillé dur pour bâtir une entreprise, je le ferais sans hésiter.
D’ailleurs, cela offre un salaire à une femme de ménage et aide des entreprises (golf, spa, coiffeuse, etc..) à bien vivre.
Mélanie
octobre 29th, 2009 at 23:46
Allo Melanie,
Je suis bien d’accord qu’un riche depense ses richesses…
mais je ne suis pas d’accord qu’il le mérite car il a pris des risques… (pas tous evidemment et on parle des très riches ici la genre au dessus de 250 000)
car il est facile de faire de l’argent quand on a deja de l’argent… et très rares ceux qui sont parti en tant que laveur de vaisselle avec aucun entourage dans la buisness…
Donnez moi 1 millions et je vais m’arranger pour le faire fructifier sans probleme…
C’est pourquoi on voit jamais des hommes d’affaires devenir plombier… on se comprend?
juin 4th, 2010 at 18:21
Damn right !!! Je fais un salaire bien au délà de 82 000 $. Mais le budget de cul-de-sac qui vient de sortir m’a tellement éceuré que je veut quitter le Québec au PS.
Stephan, as-t’on encore besoin de gens abmitieux et travaillants en Alberta ? Si oui, j’arrive ! POC POC POOOOC.
Dave